« C’est vraiment bien? »

La question revient après chaque mise en avant de produits / services sur les réseaux. Souvent ce sont des petits nouveaux dans la team, à vrai dire, je comprends. Tu suis une nouvelle nana, elle parait plutôt honnête. En réalité être et paraître sont deux qualificatifs bien distincts. Alors oui, chacun est en droit de demander: « Est ce que c’est vraiment bien? » sous entendu… « si t’étais pas payé, est ce que ce serait aussi bien? ».

J’avais envie d’écrire un article là dessus pour vous expliquer ma façon de travailler sur les réseaux. Chaque créateur de contenus fonctionne différemment, c’est ce qui fait la richesse de notre métier.

Je suis sur internet depuis plus de six ans, bientôt sept.

J’ai ouvert mon auto-entreprise en 2017, j’ai donc commencé mes premières collaborations rémunérées il y a trois ans. Quelques petits contrats ponctuels au début, 50 euros par ci, 150 euros par là, pas de quoi payer un loyer mais un peu d’argent en plus certains mois. J’en vis bien depuis un an et demi / deux ans. À l’heure où j’écris ces lignes, je gagne ma vie principalement avec instagram sur mes deux comptes les plus actifs: @alix.grousset (le lifestyle) et @foodalix (le compte food).

Je privilégie les collaborations sur le long terme, avec des marques avec qui je collabore (payée ou non) depuis des années. Je pense ainsi à Baija qui m’envoie des produits depuis presque 4 ans. Uriage pour qui j’ai créé des tonnes de contenus (blog, insta, story) avant que notre collaboration payée débute. My Mira qui a littéralement sauvé mes cheveux. Oceans Appart’ dont j’étais cliente avant la collaboration ou encore Nocibé. Ce sont principalement ces marques là que j’évoque le plus régulièrement, sans pour autant être payée à chaque fois, je le précise à nouveau. Puis se rajoutent, quelques contrats ponctuels: Une activation pour Noel avec une marque de Saumon pour le compte food, une pour la rentrée avec des résidences étudiantes…. Bref.

Évidement, chaque collaboration rémunérée est clairement annoncée. Je ne suis pas là pour vous prendre pour des jambons. Et puis, je suis heureuse de collaborer avec des marques, qu’elles me fassent confiance.

C’est une fierté de pouvoir dire: « telle marque me donne un budget pour que je parle d’elle ».

En tous cas, moi ça me rend fière.

La transparence au niveau d’une potentielle rémunération doit être de 100%. Je ne veux pas qu’un de mes abonnés se demande un jour, en regardant un de mes contenus, s’il s’agit d’une opération rémunérée ou non. Si ça l’est, c’est écrit, comme ça zéro doute possible. J’ai la chance d’avoir une communauté hyper ouverte d’esprit à ce sujet là d’ailleurs.

Peut être que c’est parce que je n’en ai jamais fait un tabou? Toujours est-il, c’est appréciable.

Être honnête: Une question d’éthique

La première raison qui prévaut, c’est évidemment l’éthique… et la peur du mauvais karma haha! Comment pourrais-je me regarder en dans le miroir, si je ne croyais pas 100% ce que je vous disais? Derrière vos téléphones, vous êtes des milliers à regarder mes stories. La plupart, des filles de mon âge. Le budget n’est pas extensible, j’en ai bien conscience. Alors, pour chaque collaboration, je teste tout méticuleusement pendant des semaines, des mois. Vous l’aviez vu pour My Mira  sur insta (huiles naturelles pour les cheveux). J’ai demandé à recevoir les produits en janvier, l’IGTV en collaboration est sortie en mai, soit 4 mois plus tard.

Il me paraitrait inconcevable de vous recommander un produit que je ne pourrais pas recommander à ma mere ou à ma soeur.

Ma devise dans la vie (un peu claquée au sol, je l’avoue): « Quand y a un doute, y a pas de doute ».

Si un jour, je ressens le moindre doute sur une collaboration, que ce soit sur la forme ou le fond, j’annule tout.

Cela m’est arrivé en mai pour une opération sur la chaine youtube. La « forme » de la collaboration me dérangeait. À deux jours de la diffusion de la vidéo, j’ai annulé la collaboration car je n’étais pas en accord avec ce que l’on me demandait d’appliquer. Pas le service, ça c’était cool et j’en étais utilisatrice depuis des années. Mais on me demandait clairement de prendre ma communauté pour des teubés, alors j’ai dit non. J’ai dit non à plus de 2000 euros mais au moins, j’avais la conscience tranquille.

Au delà de ça, plus je grandis plus je crois au karma… ou en tous cas, à l’idée que les actions négatives que tu commets en connaissance des choses, te reviennent comme un boomerang au moment ou tu t-y attends le moins. Loin de moi l’envie de tenter le diable, je préfère éviter.

En étant présente sur les réseaux depuis un petit moment maintenant, j’ai la chance de pouvoir choisir les marques avec lesquelles je travaille. Même avec mon petit nombre d’abonnés, je suis suffisamment sollicitée pour pouvoir choisir et surtout refuser les projets qui ne me plaisent pas à 100%.

collaborations

Prendre un chèque ou être crédible?

Enfin, la dernière raison qui me pousse à ne jamais mentir au sujet des bienfaits d’un produits ou de la qualité d’un service est la sauvegarde de mon métier… Ça semble tout bête mais j’ai la sensation que beaucoup n’ont pas cet aspect là en tête.

Je vais tenter de schématiser avec un exemple pour que vous compreniez mieux.

Imaginons que la marque « tartempion » me contacte pour vous parler de leurs bijoux censés être waterproof, hyper résistants, et tutti quanti. En recevant les produits, je m’aperçois que la qualité est bof et que le bijoux rouille. Si je vous fais une story en disant:  » Les bijoux tartempion sont trop géniaux, je me suis baignée avec tout l’été et j’ai eu 0 souci, patatipatata », certains d’entre vous, qui me font confiance, vont mettre leurs économies dans ces bijoux.

Sauf qu’en les recevant, les gens ayant commandé, sous mon conseil, s’apercevront rapidement que la qualité est naze, que le truc rouille en 2 minutes chrono et que le fermoir est fragile. Donc, ces personnes là ne me feront plus jamais confiance, au risque d’être déçues à nouveau, voir se désabonneront en considérant que je suis une vendue.

Alors, certes, j’aurai pris mon chèque pour faire une story.

Sauf que, ce modèle économique n’est absolument pas viable à moyen terme. En procédant de la sorte je me tirerais 3 balles dans le pied.

Si mes abonnés ne me font plus confiance, plus personne ne s’intéresse aux contenus que je crée (payés ou non) … Ainsi, les  marques avec lesquelles je collabore n’ont aucun retour, alors elles n’ont plus d’intérêt à ce que l’on bosse ensemble, CQFD.

D’ailleurs, quand je parle de « retours », je ne parle pas nécessairement de retours financiers, des ventes ou que sais-je. Je ne suis pas une commerciale et mon métier, en tous cas comme je le conçois,  n’est pas de faire « vendre ». J’évoque ici un retour en termes de réactions, d’engagement et de couverture.

Il est donc important de comprendre, qu’au delà du simple aspect éthique qui, évidement, est propre à chaque créateur de contenus, il y a un vrai impact économique à ne pas négliger. Ainsi, ne pas être honnête dans une collaboration peut tout simplement, tuer ton boulot. Et ça, ça serait dommage quand même!

 

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Évidemment, tout le monde ne peut pas aimer les mêmes produits.

Une crème qui me conviendra à la perfection et que je pourrais vous recommander les yeux fermés sera peut être une cata pour une nana avec un type de peau opposé au mien. Cependant, je garde la même ligne directrice depuis des années: « Si tu pourrais en parler à ta mère de façon identique, alors go ».

J’espère que ce petit article aura pu vous aider à comprendre un peu mieux ma façon de travailler. Comme d’hab on en papote dans les commentaires. J’adore parler de mon métier, et je n’ai aucun tabou là dessus donc sentez vous libre! Je voudrais faire un update des précédents articles sur les partenariats que j’ai pu écrire. Si vous avez des questions, …  faites moi signe dans les sommaires.

Et puis nous, on se retrouve aussi sur insta: @alix.grousset

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