Article pour se souvenir.

Je voulais laisser une trace avant que mon esprit ne l’efface. Pour le relire, et se souvenir. Il y a plein de moments occultés de ma mémoire: des vacances, des expériences, des lieux, des rencontres. Une sorte de sélection naturelle de l’esprit. Mémoire interne surchargée. Carte pleine, on formate et on oublie.

2020, 2021, 2022 peut être. Et plus si affinité? Période de pandémie, frayeur collective, on témoignera dans les futures manuels scolaires de nos enfants: “Maman était là”.

Je me souviens de ces premiers jours dans lesquels tout cela semblait bien loin. C’est fou d’ailleurs à quel point la distance géographique et humaine joue un rôle clé dans la considération de nombreux événements. Un peu comme une barrière de protection à la réalité, en plexi transparente.

La chine c’est loin. Pas tant que ça. 2 mois plus tard, les rayons de pâtes sont vidés. Adieu le gratin de macaronis.

La collectivité rassure. Applaudir à 20h, JP Pernaut à 13h, le club met gym en poussant les meubles du salon à 18h. Chacun se construit un rituel pour supporter la réalité qui l’entoure. Le contexte social joue énormément dans l’acceptation de celle ci.

Très vite, la cohésion s’étiole face au cataclysme humain et économique. Et c’est là qu’il faut revivre. Sortir de ce cocon fabriqué en papier mâché. L’oppression du monde extérieur, le bruit, la peur, et surtout l’inconnu.

C’est peut être cela d’ailleurs le plus terrifiant. L’inconnu. Pas de projection ni d’anticipation dans un quotidien souvent morose. La perspective d’un mieux vivre est impensable car la peur de la déception plane. Alors il faut se complaire dans une réalité adaptée. Apprendre à lâcher prise pour continuer d’avancer. Accepter les années, ne pas les considérer gâchées et intégrer que le monde puisse être bouleversé ainsi. En quelques semaines.

 

“Prenez vos livre p°202 et sortez une copie double: La france et les pays monde face à l’épidémie de Covid-19”

 

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